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Saisonniers :
Le contrat des travailleurs saisonniers
Qu’ils soient français ou étrangers, travaillent sur une exploitation agricole (cueillettes, vendange etc.) ou dans le tourisme, les saisonniers ne sont pas des travailleurs sans droit. Il en est de même des jeunes qui effectuent un job d’été. Ils ont tous droit à un CDD (Contrat à durée déterminée), à être déclarés, à percevoir au moins le SMIC. C’est ce que nous allons lire dans ce dossier.
Définition du travail saisonnierSelon le ministère du Travail, le travail saisonnier se caractérise par « l’exécution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons (récoltes, cueillettes, vendanges...) ou des modes de vie collectifs (tourisme...), indépendamment de la volonté de l’employeur. Les travailleurs directement occupés à des tâches saisonnières sont recrutés par CDD (contrat à durée déterminé) pour accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise (article L1242-2 du code du travail). Le CDD "saisonnier" peut comporter une clause prévoyant sa reconduction d’une saison l’autre (article L1244-2 du code du travail), mais elle ne doit pas être automatique sinon le contrat peut être requalifié en CDI. »Cette définition du contrat saisonnier donnée par le ministère de l’agriculture demande des précisions que nous donnons par ailleurs. Ce d’autant qu’il existe des contrats spécifiques, par exemple les contrats « vendanges » ou encore les contrats « OMI » pour les saisonniers étrangers. Le contrat de travail (CDD)C’est obligatoirement un contrat écrit (pas question de contrat verbal et si c’est le cas il est réputé conclu pour une durée indéterminée - CDI). Il doit être signé par l’employeur et le salarié, ce dernier devant en recevoir une copie.
Le contrat doit indiquer clairement :
* Les titres emploi-services ou titre emploi saisonnier agricole (TESA) sont bien pratiques pour remplir toutes les formalités d’embauche et payer les saisonniers y compris étrangers et les jeunes qui effectuent un job d’été. On peut se les procurer auprès des URSSAF ou des MSA. La fin du contratLe contrat saisonnier cesse de plein droit à échéance du terme (article L1243-5 du code du travail). Toutefois, il peut être rompu dans les cas suivants :
Le salaireLa rémunération d’un saisonnier sous CDD y compris les jeunes effectuant un job pendant les vacances ou les travailleurs étrangers ne peut en aucun cas être inférieure au Smic ou au minimum conventionnel (convention collective ou accord interprofessionnel) s’il prévoit plus que le Smic.
A noter que la rémunération minimum des jeunes de moins de 17 ans est de 80 % du Smic et celle des 17-18 ans est de 90 % du Smic.
S’y ajoutent : les primes et avantages en nature s’il y a lieu et dans tous les cas, les heures supplémentaires. Celles-ci donnent lieu aux majorations du salaire suivantes (en l’absence de conventions collectives ou accords interprofessionnels plus favorables) :
* En 2010, le Smic horaire brut est de 8,86 euros. La durée du travailLa durée légale de travail est de 35 heures par semaine.
Bien-sûr on peut travailler plus, mais :
Les saisonniers étrangersIls sont recrutés au moyen de contrat OMI, du nom de l’Office des migrations internationales qui s’appelle désormais l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration).
Ces contrats sont donc des CDD quoique particuliers. Ils diffèrent des CDD « saisonniers » sur les points suivants :
* En 2010, la redevance OFII se monte à 50 euros par mois d’activité complet ou non et par saisonnier étranger recruté, soit 300 euros pour un CDD de 6 mois (50 x 6 mois). Les jobs des jeunesLes jeunes scolaires et étudiant, dès l’âge de 14 ans, qui effectuent des jobs d’été, quel que soit le secteur (restauration, commerce, tourisme, services, agriculture etc.), bénéficient obligatoirement d’un CDD écrit et donc des mêmes droits et avantages que pour les saisonniers tels que décrits ci-avant.
Ils doivent bien-entendu être déclarés et peuvent être payés comme tout saisonnier au moyen de titre emploi-saisonnier.
Quelques spécificités propres :
par Daniel Roucous
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