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Abécédaire juridique :
Le tourisme vert et le droit
Cet abécédaire fait le point sur le droit, la fiscalité et l’assurance relatives aux gîtes ruraux, chambres d’hôtes, camping à la ferme, ferme-auberge, tales d’hôtes, vente directe, produits fermiers etc. Il intéresse tous ceux qui proposent de telles activités à la ferme ou à la campagne comme tous ceux qui les demandent.
A...assurance du prestataire et de l’usager L’usager est en principe couvert par son assurance responsabilité civile et par son assurance « multirisques habitation » lorsqu’elle comporte une garantie « villégiature » pour ce qui est des risques incendies et dégâts des eaux. En ca de doute voir avec son assureur.
Le prestataire, qu’il soit agriculteur ou non, doit assurer sa responsabilité civile soit en demandant une extension spécifique à son activité de tourisme des garanties déjà souscrites soit en souscrivant un contrat spécifique à son activité. En tout état de cause cette extension de garanties ou ce contrat souscrit doivent permettre de couvrir la réparation des dommages qui peuvent être causés aux clients du fait du prestataire lui-même, des membres de sa famille, de ses salariés, de ses animaux domestiques ainsi que du fait des bâtiments, installations et équipements utilisés. Les biens et les animaux servant aux activités touristiques doivent être assurés contre l’incendie, la tempête, les dégâts des eaux, le vol, le bris de glace et tous dommages. B...buvettes et boissons à la ferme auberge ou la table d’hôtes Les tables d’hôtes, fermes-auberges, restaurants et autres activités de restauration, doivent avoir la « petite licence restaurant » pour pouvoir vendre des boissons non alcoolisées et fermentées (1er et 2ème groupes), la « licence restaurant » pour pouvoir vendre toutes les boissons autorisées des cinq groupes et donc alcoolisées. Cette licence permet par ailleurs de vendre des boissons à consommer sur place et comme accessoires à la nourriture mais seulement à l’occasion des principaux repas. Ne pas oublier d’afficher les prix, c’est rendu obligatoire par arrêté du 27 mars 1987. C...camping à la ferme L’ouverture d’un terrain de camping-caravaning dit « à la ferme », accueillant ou non des HLL (habitations légères de loisirs), est soumise aux formalités suivantes :
D...denrées alimentaires proposées sur l’exploitation Les denrées alimentaires remises directement au consommateur sont soumises aux prescriptions de la réglementation sanitaire. Sont particulièrement visées les fermes-auberges, les tables d’hôtes et les producteurs fermiers. Les intéressés peuvent se procurer pour cela le guide des bonnes pratiques d’hygiène disponible auprès des chambres d’agriculture ou des DDASS. Par ailleurs les personnes qui procèdent à la congélation de denrées alimentaires doivent être équipées d’appareillage de congélation professionnel afin d’amener la température des produits en un délai suffisamment court, ces appareils ne devant pas être confondus avec les congélateurs domestiques. Précisons que la vente de produits de l’exploitation transformés ou cuisinés sur place est considérée comme une activité agricole. Il est toutefois admis que l’exploitant se procure à l’extérieur de l’exploitation des produits qu’il revend pour compléter sa gamme, éventuellement après transformation, à condition que cela soit accessoire. Au-delà d’un certain seuil, à l’appréciation du tribunal, on estime que l’exploitation développe une activité commerciale et qu’elle doit donc être inscrite au registre du commerce et entre fiscalement dans la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). F...fromages, volailles et œufs « fermiers » Les fromages étiquetés « fermiers » ou produits de ou à la ferme supposent qu’ils ont été fabriqués de façon traditionnelle par un producteur agricole ne traitant que les laits (vaches, chèvres, brebis, juments) de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci.
Il est toutefois admis que l’affinage soit réalisé en dehors de l’exploitation lorsque le produit est identifié.
G...gîtes ruraux Attention, à compter du 1er juillet 2010, toute nouvelle ouverture de gîte rural doit faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie. Par ailleurs, s’il s’avère que les revenus procurés par cette location dépassent 50% des revenus du propriétaire du gîte, celui-ci doit avertir le CFE (Centre de formalités des entreprises).
Cette mise au point faite, les gîtes ruraux (anciens comme nouveaux) classés ou non classés, sont assimilés à des locations meublées saisonnières à la journée, à la semaine ou au mois, dans la limite de trois mois. Elles s’adressent à une clientèle de passage et notamment aux vacanciers.
Les loueurs de gîtes ruraux peuvent être professionnels ou pas ou encore des agriculteurs. Ainsi les loueurs ne sont pas considérés comme des professionnels lorsqu’ils (article 151 septies du code général des impôts) :
H...habitations légères de loisirs (HLL) Les habitations légères de loisirs (HLL) sont des constructions à usage non professionnel, démontables ou transportables. Elles se distinguent des caravanes mais peuvent être assimilées à des résidences mobiles (mobil-home) lorsque celles-ci ont perdu leur moyen de mobilité.
Les habitations légères de loisirs ne peuvent être implantées que dans les lieux suivants :
M...meublés chez l’habitant, chambres d’hôtes Les chambres d’hôtes sont des chambres meublées chez l’habitant, en vue d’accueillir des touristes, à titre onéreux, pour une ou plusieurs nuitées assorties du petit-déjeuner et, au minimum, de la fourniture du linge de maison (draps, couvertures, serviettes). ![]() Pour pouvoir proposer une ou plusieurs chambres à des hôtes à titre onéreux, chez soi, pour une ou plusieurs nuitées, tout habitant ou agriculteur intéressé ou concerné doit :
P...produits fermiers et de la ferme Les produits fermiers sont tous les produits provenant de l’exploitation agricole du fermier ou directement d’une autre exploitation voisine, ainsi que les produits issus de la chasse, la pêche et la cueillette du fermier. Ce n’est pas suffisant puisque :
R...retraités et activité touristique Les retraités agricoles peuvent poursuivre une activité de tourisme rural sous certaines réserves, ou d’hébergement y compris de camping à la ferme sans réserve.
Il existe plusieurs cas de figure :
T...tables d’hôtes et tables paysannes Elles se distinguent des fermes-auberges par le fait qu’elles sont obligatoirement complémentaires de prestations d’hébergement (chambres d’hôtes, accueil paysan ou gîtes ruraux). Autrement dit, pas de tables d’hôtes si on n’héberge pas les hôtes.
L’appellation « table d’hôtes » est ainsi soumise à quatre conditions :
V...vente directe à la ferme Cette activité qui se situe dans le prolongement de l’acte de production, consiste à vendre directement au consommateur des produits de la ferme sans passer par des intermédiaires.
Pour pouvoir vendre directement à la ferme y compris dans le cadre d’une table d’hôtes ou d’une ferme-auberge, il faut remplir toutes les conditions suivantes :
Y...yourtes, tipis, cabanes dans les arbres Elles sont assimilées à des HLL lorsqu’elles sont équipées (aménagement intérieur) et implantées dans une structure touristique. Aucune formalité n’est requise si elles font moins de 35 m2. Au-delà une déclaration préalable en mairie s’impose. Hors structure touristique, aucune formalité requise si elle ne dépassent pas 2 m2, déclaration préalable de 2 à 20 m2, permis de construire au-delà de 20 m2. Fiscalité du tourisme vert D’abord une mise au point : les revenus tirés des prestations proposées dans le cadre du tourisme vert que ce soit les locations meublées qui relèvent du régime des prestations de services (gîtes ruraux, chambres d’hôtes), les campings ou les fermes-auberges et tables d’hôtes etc., sont imposables au titre des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
De ce fait, la limite maximale des recettes permettant de se prévaloir du régime BIC des micro-entreprises est en 2010 de :
par
Daniel Roucous droucous@laterre.fr |
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