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Retraite agricole :
Les parcelles de subsistances
Les retraités agricoles, propriétaires exploitants comme preneurs de baux ruraux peuvent conserver une petite surface appelée parcelle de subsistance quand ils cessent leur activité sur l’exploitation... sans perdre leur droit à la retraite. Les préretraités et les agriculteurs « en difficulté » sont également concernés.
Définition Une parcelle de subsistance (également appelée petite surface, superficie de subsistance) est un « bout » de terre que tout exploitant agricole (propriétaire de la terre comme fermier) peut continuer d’exploiter pour ses besoins personnels et familiaux quand il cesse son activité... sans perdre ses droits à la retraite (article L732-39 du code rural).
Il peut s’agir d’une cessation d’activité :
Bénéficiaires Peuvent donc conserver une parcelle de subsistance dans les limites indiquées dans le paragraphe suivant et dans l’encadré ci-contre :
Fermiers et bailleurs Le fermier (preneur âgé) peut conserver, lors du non-renouvellement du bail pour départ en retraite, une parcelle de subsistance en fermage d’1/5ème de SMI ou dans la limite de la superficie arrêtée dans le département (voir encadré). Le bailleur ayant atteint l’âge de la retraite peut exercer un droit de reprise pour constituer une parcelle de subsistance dans la limite d’1/5ème de SMI ou de celle arrêtée par le préfet. Référence : article L411-64 du code rural. Superficie autorisée La superficie de la parcelle de subsistance est fixée :
Utilisation de la parcelle Sur cette parcelle de subsistance, il est possible d’élever du cheptel dans la limite fixée par arrêté préfectoral et de pratiquer des cultures, l’arboriculture, la viticulture, le maraîchage etc. dans les limites fixées par arrêtés préfectoraux (voir auprès des directions départementales du territoire et de la mer DDTM -ex DDAF).
Possibilité également d’installer sur la parcelle de subsistance un camping à la ferme sans condition de revenu et sans perdre les droits à la retraite.
Les produits tirés de ces parcelles ne peuvent en principe pas être commercialisés. Ils sont donc destinés à l’autoconsommation familiale. Le terme « subsistance » signifie bien que la parcelle a pour unique but de subvenir aux besoins de l’agriculteur concerné et de sa famille.
Si c’est le cas, il faut savoir que tout acte de production sur une parcelle de subsistance supérieure à 1/8ème de SMI générant un revenu oblige le retraité à payer une cotisation de solidarité non génératrice de droits à la MSA (voir chapitre « cotisations de solidarité »).
Sur cette parcelle même non cultivée (simplement entretenue), le retraité conserve :
Conduite du tracteur ![]() La réponse à la question de savoir s’il faut un permis de conduire pour utiliser le tracteur sur la parcelle de subsistance est claire : les retraités agricoles, les préretraités agricoles et les agriculteurs en difficulté peuvent conduire un tracteur sans permis, seul ou attelé, sur leur parcelle de subsistance et sur le trajet y menant. Une réserve : le tracteur doit être doté de la plaque exploitant subordonnée à l’affiliation à la MSA (cotisations de solidarité). A défaut, il est nécessaire d’avoir :
Cotisations de solidarité ou pas Le principe est le suivant :
Les superficies autorisées par département (*) La superficie des parcelles de subsistance est fixée pour chaque département par le SDDS (Schéma départemental des structures) sur la base de la polyculture-élevage dite pondérée (pour les cultures spécialisées se renseigner auprès des DDTM ex DDAF).
Elle est de 1/5ème de SMI (Surface minimum d’installation) pour l’ensemble des départements à l’exception des suivants :
(*) Il s’agit des superficies connues au 30 septembre 2009. Ceux qui ont bénéficié de superficie différente de celles-ci en conservent le bénéfice. Rappelons que les superficie sont accordées à la date d’effet de la cessation d’activité et ne changent plus même si la SMI change. par
Daniel Roucous droucous@laterre.fr |
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